Des infos se recoupent apparemment de plus en plus concernant des décisions prochaines qui seraient prises au détriment de la fonction publique en matière de retraites.
Il apparaitrait que M. Sarkozy envisagerait, pour la mi-2010, de faire voter des mesures tendant à aligner les niveaux de pension des agents de l'Etat sur ceux du privé. Cette uniformisation (pour ne pas dire " ce nivellement par le bas") serait issue d'une forte volonté du président de la République d'assainir en partie le problème des retraites.
Si vous cherchez un peu ces jours-ci sur internet (google actualités par exemple), vous y verrez dans quelques médias (le JDD, le Monde etc) apparaitre des sondages sur l'inquiétude grandissante des français sur le maintien de leurs retraites, façon comme une autre de préparer l'opinion à des mesures impopulaires à venir dans quelques mois.
Les mesures suivantes seraient donc appliquées pour les agents de la fonction publique :
- pension ramenée à 60% de la solde perçue en activité (..comme dans le privé)
- recul de l'âge de la retraite à 60 ans, même pour les métiers comme le notre où la pénibilité est reconnue et avérée
- calcul de la pension sur une moyenne effectuée sur les 25 dernières années, et non plus sur les six derniers mois (..comme dans le privé)
Tout ceci s'ajoutant aux mesures progressives déjà prises pour faire disparaitre les cinq années de bonification.
Ces mesures seraient annoncées à partir de juin 2010, le président de la République ayant plusieurs fois fait état de sa volonté de prendre rapidement le problème des retraites "à bras le corps" en milieu d'année.
Elles seraient applicables progressivement entre 2012 et 2018.
Nos camarades du corps pénitentiaire sont déjà au courant de ces décisions. Je puis vous dire que chez eux, le mécontentement, face à ces sombres perspectives, est en train de monter.
Ne nous voilons pas la face : nous partons avec un sérieux désavantage. La personne qui travaille dans le privé ne comprend toujours pas pourquoi l'agent de la fonction publique perçoit davantage à la retraite, avec un mode de calcul qui lui est clairement favorable.
Nous, nous savons pourquoi, en tout cas pour le métier de gendarme. Le privé ne connait pas l'astreinte permanente, le travail non majoré la nuit et le week-end, les heures supplémentaires non payées, les désavantages liés au logement en caserne (interdiction du prêt à taux zéro etc...), et les exemples sont nombreux et pertinents.
Mais les faits sont là, et il nous faudra tous nous battre pour faire savoir que notre retraite, la retraite d'un gendarme, est méritée jusqu'au dernier centime.
Préparez-vous tous, les prochains mois vont être rudes, et nous devrons rester fermes pour conserver le peu d'avantages qui clôturent la vie de servitudes et de dévouement qui est celle de chaque gendarme.
(extrait du forum GENDARMES & CITOYENS)
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On jugerait bien plus sûrement un homme d'après ce qu'il rêve que d'après ce qu'il pense.
Victor Hugo