et maintenant le total est de 9...
Depuis début janvier, neuf policiers se sont donné la mort, le plus souvent avec leur arme de service. Des drames qui révèlent que cette profession est très exposée au stress et à la violence. Ils sont de plus en plus pris en charge par leur hiérarchie.
«Nous sommes confrontés au côté le plus sombre de la vie. On ne peut jamais l'accepter complètement, mais il faut s'y faire, sinon... » Ce policier qui n'achève pas sa phrase est comme beaucoup de ses collègues : il aborde la question du suicide des policiers avec la plus grande prudence.
Depuis le début de l'année, neuf fonctionnaires de police se sont donné la mort. Le chiffre n'est pas alarmant au strict point de vue statistique. Mais il est quand même un indicateur important de l'état d'esprit d'une profession très exposée qui compte chaque année une cinquantaine de suicides. « C'est un métier atypique qui focalise la pression, admet Olivier Boisteaux, le responsable du Syndicat indépendant des commissaires de police. Mais le passage à l'acte qui est facilité par la possession d'une arme est difficile à cerner. » Même son de cloche chez Nicolas Comte du SGP-FO : « Ces actes ne sont pas neutres mais il est compliqué d'en parler en une phrase. Les policiers sont confrontés aujourd'hui à des difficultés de vie qui viennent s'ajouter à une situation professionnelle déjà particulière. »
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« N'essaie pas. Fais-le ou ne le fais pas, mais il n'y a pas d'essai. » YODA